Associations 2025 : entre engagement et défis financiers

Mis à jour le 23 mars 2026

2 min

En 2025, on estime à 1,6 million le nombre d’associations actives, dont environ 156 000 employeuses, illustrant la vitalité d’un secteur au cœur du lien social. Les domaines les plus représentés sont la culture (23 %), le sport (21 %) et les loisirs (17 %), suivis du social et de la santé (15 %), secteurs essentiels à la cohésion territoriale. La densité associative atteint 24 structures pour 1 000 habitants dans certaines régions du Sud et des Outre-mer.
Le bénévolat reste un moteur fondamental avec près de 22 à 23 millions de bénévoles, dont 12 millions investis régulièrement. Cependant, le bénévolat régulier recule depuis 2019 (-8 %), tandis que les formes ponctuelles ou à distance progressent, notamment chez les jeunes générations.


Le secteur non lucratif, qui regroupe associations et fondations, pèse aujourd’hui lourdement dans l’économie française : plus de 2 millions de salariés, 9,6 % de l’emploi privé et une masse salariale supérieure à 56 milliards d’euros. Les 3 075 fondations actives emploient à elles seules 142 400 personnes, avec un salaire moyen passé de 31 500 € en 2021 à 33 900 € en 2024.
Malgré ce poids économique, la fragilité financière demeure : 53 % des associations employeuses et 29 % des structures sans salariés jugent leur situation difficile, en raison de la hausse des coûts, de la stagnation des subventions publiques et de la concurrence pour les financements privés.


La baisse du bénévolat accentue les tensions : plus d’une association sur deux signale une diminution des engagements et des difficultés à renouveler les dirigeants. Environ 15 à 18 % des structures sont considérées comme en grande difficulté, particulièrement dans les zones rurales ou les quartiers prioritaires.
Malgré tout, près de 60 % des associations prévoient de nouveaux projets en 2025, témoignant d’un fort volontarisme et d’une capacité d’adaptation.


Parallèlement, de nombreux dispositifs de financement publics, européens et privés demeurent sous-exploités par manque de temps, de veille ou de maîtrise administrative : subventions, appels à projets, mécénat, financements participatifs, etc.


Dans ce contexte, notre cabinet de conseil en financement YTES accompagne les associations et fondations dans la recherche, la structuration et la sécurisation de leurs financements, afin de renforcer leur autonomie économique et d’assurer la pérennité de leurs missions sociales.

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