Après l’accord de financement : ce que personne ne vous dit
Pour les collectivités publiques , obtenir un accord de financement européen est souvent perçu comme une étape décisive. Le projet est reconnu, validé, et peut enfin entrer en phase opérationnelle.
Mais de nombreuses collectivites découvrent trop tardivement que l’accord de financement n’est pas la fin du parcours, mais le début d’une phase tout aussi exigeante, parfois plus sensible que le montage du dossier.
Que devez vous savoir après l’accord de financement ?
1. L’accord de financement n’est pas un chèque
Un financement européen ne fonctionne pas comme une subvention classique.
👉 Les fonds européens sont versés sur la base des dépenses réellement engagées, justifiées et conformes au projet accepté.
Cela implique :
- Des avances parfois limitées, voire inexistantes ;
- Un impact direct sur la trésorerie des associations ;
- Une vigilance accrue, notamment sur l’exécution budgétaire.
2. Le projet accepté engage juridiquement la collectivité
Une fois l’accord obtenu, le dossier validé devient un engagement contractuel pour la collectivité :
- objectifs,
- actions,
- budget,
- calendrier,
- indicateurs.
Tout écart non anticipé ou non validé peut entraîner :
- une réduction du financement,
- une correction financière,
- voire un remboursement partiel.
3. Le suivi administratif : un enjeu majeur
C’est l’un des principaux points de difficulté rencontrés après l’accord.
Le suivi implique notamment :
- la traçabilité complète des dépenses,
- la conservation rigoureuse des pièces justificatives,
- le suivi des temps de travail,
- le respect des obligations de communication européenne.
4. Les indicateurs : un point souvent sous-estimé
Les fonds européens financent des résultats, pas uniquement des actions.
Les collectivités doivent :
- suivre les indicateurs validés,
- démontrer l’impact du projet,
- justifier les écarts éventuels.
Un projet opérationnellement réussi mais mal documenté sur les résultats peut voir son financement remis en cause.
5. Les contrôles : une réalité pour toutes les collectivités
Tout projet financé par l’Europe est susceptible d’être contrôlé, pendant ou après sa réalisation.
Ces contrôles concernent :
- la conformité des dépenses,
- les procédures internes de la collectivité ou de l’association,
- la réalisation effective des actions,
- la communication et la visibilité de l’Europe.<
6. Les modifications doivent être anticipées
Un projet évolue : changement de calendrier, adaptation des actions, nouveaux partenaires.
Il est essentiel de retenir que :
- toute modification doit être anticipée,
- certaines évolutions nécessitent un avenant,
- l’autorité de gestion doit être informée en amont.
7. L’organisation interne : un facteur clé de réussite
Après l’accord, la réussite du projet repose souvent sur l’organisation interne de la collectivité :
- pilotage du projet,
- suivi financier,
- gestion des justificatifs,
- relation avec l’autorité de gestion.
Une répartition claire des rôles est indispensable.
Un accompagnement pour sécuriser l’après-accord
Les collectivités qui font appel au cabinet Ytes pour le montage de leurs dossiers bénéficient également d’un accompagnement dans la remontée des dépenses et le suivi financier, un élément clé pour sécuriser le financement européen après l’accord.
Conclusion : l’après-accord, un enjeu stratégique pour les collectivités publiques.
Réussir un projet européen ne se limite pas à obtenir un accord de financement.
La réussite du dossier repose sur :
- l’anticipation,
- la rigueur de gestion,
- le suivi administratif et financier,
- et une bonne compréhension des exigences européennes.
👉 Un projet européen réussi se construit autant après l’accord qu’avant le dépôt du dossier.
